Epharisto poli , Yanis,

Yanis Ipsilanti est arrivé à Barjac avec son épouse il y a 30 ans. Ensemble ils ont tenu la maison de la presse. J'avais alors le  confort 
de recevoir mes journaux dans la boîte aux lettres tous les matins. Pour Yanis c'était se dégourdir les jambes en plus des nombreux footings qu'il pratiquait, 
Il soignait ses amis . Outre d'excellents dolmadakia nous lui devons un thon en méchoui sur la plage de son pays d'accueil en France  aux Salins de Giraud. Son père pêcheur d'éponges était venu de l'île grecque de Kalymnos travailler dans les marais salants. Elle, Paulette Hagopian, c'est d'Arménie qu'elle immigrait. Grèce, Arménie, France: un cœur est bien petit s'il n'est capable d'aimer le tout qui fait France. 
Yanis a effectué trois mandats d'élu dont un comme premier adjoint. Dévoué, engagé et diplomate il était apprécié de ses collègues ,  des gens  , du personnel 
Les handicaps de Paulette,  l'âge les obligent à se rapprocher de leur fille et de leur famille 
.
Barjac dit-il est la plus longue et belle page de sa vie. Je le garde au cœur. 

Commentaires

Diane Picot a dit…
Je garde le souvenir de personnes chaleureuses et serviables.
Humaines en résumé.
Les problèmes de santé de Paulette me brisent le cœur.
C'est une chance pour eux que leur fille puisse les accueillir mais un grand vide pour Barjac où désormais la presse est distribuée comme un banal produit de consommation au market de la localité.
Tout s'en va tout se meurt chantait Aznavour ...